Étalonnage d'un micromètre selon ISO 3611
Le métrologue d’un laboratoire d’inspection doit vérifier un micromètre d’extérieur 25-50 mm avant sa réattribution à un poste de rectification. Selon l’ISO 3611, l’instrument doit subir un contrôle de la justesse de vis, du parallélisme des touches en acier et de la planéité des faces de mesure.
Procédure et tolérances d’étalonnage d’un micromètre ISO 3611
Méthode complète pour l’étalonnage d’un micromètre d’extérieur selon l’ISO 3611 : cales étalons, parallélisme des touches et calcul d’erreur. La démarche d’évaluation s’appuie sur les règles de calcul normalisées pour assurer la traçabilité des mesures d’atelier.
| Capacité du micromètre | Erreur max tolérée MPE (ISO 3611) | Parallélisme max des touches |
|---|---|---|
| 0 à 25 mm | ±0,004 mm | 0,002 mm |
| 25 à 50 mm | ±0,004 mm | 0,002 mm |
| 50 à 75 mm | ±0,005 mm | 0,003 mm |
| 75 à 100 mm | ±0,005 mm | 0,003 mm |
Toutes les valeurs numériques indiquées sont données pour les conditions environnementales de référence à 20 °C.
Contrôle de justesse sur cales étalons et parallélisme des touches
Le contrôle s’effectue sur au moins 5 cales étalons de classe 0 ou 1 choisies pour tester plusieurs rotations complètes de la vis micrométrique (ex: 25,12 mm / 30,25 mm / 37,50 mm / 43,62 mm / 50,00 mm). Le parallélisme des touches est mesuré à l’aide d’un verre optique plan-parallèle. Pour approfondir le calcul d’incertitude, lisez notre dossier sur l’incertitude de mesure selon les 5M.
Réglage du zéro et force de mesure du rochet friction
Le rochet ou limiteur de couple doit exercer une force de mesure constante comprise entre 5 N et 10 N. Un rochet défaillant fausse les lectures de plusieurs micromètres.
Exemple de constat de vérification d’un micromètre 25-50 mm
Micromètre 25-50 mm (MPE = ±0,004 mm). Relevés sur cales : 25,000 mm -> 25,001 mm / 37,500 mm -> 37,503 mm / 50,000 mm -> 50,005 mm. Verdict : à 50 mm, l’erreur (+0,005 mm) dépasse la MPE de 0,001 mm. L’instrument est ajourné pour révision de la vis.
Pièges classiques lors de l’étalonnage des micromètres
Le premier piège est le transfert de chaleur de la main de l’opérateur vers le corps du micromètre lors du contrôle. Le deuxième piège réside dans l’encrassement des touches de mesure. Le troisième piège provient du mauvais calage du tambour. Pour piloter votre matériel de mesure, explorez notre page outillage CoteCote.