Tolérance de cylindricité ISO 1101 et bornes
Sur le plan d’un chemisage de cylindre de moteur aéronautique, la surface intérieure spécifie une tolérance de cylindricité de 0,012 mm. Le métrologue doit vérifier que l’ensemble de la surface réelle s’inscrit entre deux cylindres coaxiaux distants de 0,012 mm. La cylindricité englobe à la fois la circularité, la rectitude des génératrices et le parallélisme des génératrices opposées.
Définition et méthodes de mesure de la tolérance de cylindricité
Méthode de contrôle de la tolérance de cylindricité ISO 1101 par balayage tridimensionnel, avec exemple chiffré et analyse des écarts. La démarche d’évaluation s’appuie sur les règles de calcul normalisées pour assurer la traçabilité des mesures d’atelier.
| Défaut géométrique inclus | Pris en compte par la cylindricité | Pris en compte par la circularité |
|---|---|---|
| Ovalisation / Trilobage | Oui | Oui |
| Conicité / Évasement | Oui | Non |
| Incurvation axiale (banane) | Oui | Non |
Toutes les valeurs numériques indiquées sont données pour les conditions environnementales de référence à 20 °C.
Contrôle de cylindricité par balayage continu sur CMM
Le contrôle rigoureux exige une machine à mesurer tridimensionnelle équipée d’une tête de palpage continu (scanning). Le palpeur décrit une hélice serrée sur toute la hauteur du cylindre. Pour comparer avec les tolérances simples, lisez notre guide sur la différence entre battement simple et battement total.
Zone de tolérance de cylindricité selon l’ISO 1101
La tolérance de cylindricité est une tolérance de forme pure sur une surface 3D complète. Elle ne nécessite aucun axe de référence extérieur.
Exemple chiffré d’inspection d’une chemise de piston
Chemise ⌀80 mm cotée 0,012 mm en cylindricité. Relevé CMM sur 100 mm de hauteur : rayon max = 40,007 mm, rayon min = 39,993 mm. Écart calculé : 0,014 mm. Verdict : la valeur (0,014 mm) dépasse la tolérance de 0,012 mm de 2 µm. La pièce est déclarée non conforme.
Pièges d’atelier lors du contrôle de cylindricité
Le premier piège est d’assimiler plusieurs mesures de circularité isolées à un contrôle de cylindricité. Le deuxième piège réside dans le débridage de la pièce à paroi mince. Le troisième piège provient de la dérive thermique. Pour consigner vos spécifications, découvrez nos solutions de contrôle dimensionnel CoteCote.